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Success story : 8 questions à Julia Bijaoui de Frichti

Julia est une ancienne de Birchbox. Elle a quitté la BB Team pour donner vie à la Frichti Team,  des « livreurs de bonheur » sous forme de bons petits plats maison. On l’admire beaucoup pour son parcours, son énergie, sa motivation communicatrice. Du coup, pendant le Birchbox Women’s Day, nous l’avons interrogée sur son succès de jeune entrepreuneuse

Frichti est né en juin 2015. L’idée : apporter le bien manger aux urbains. Proposer de bons petits plats frais et pas très chers, fabriqués à partir de produits de saison. Et le livrer directement chez vous (pour le moment, chez les Parisiens et de plus en plus de Franciliens). « Réconcilier la qualité avec le pratique et l’abordable », résume Julia Bijoaui, toute jeune fondatrice (28 ans) de cette start-up qui cartonne.

D’où te vient la fibre de l’entrepreneuriat ?
J’ai toujours eu l’intention de monter mon propre business ! Mes parents sont entrepreneurs, c’est dans la culture familiale. J’ai commencé par travailler 3 ans chez Birchbox, où j’ai trouvé une première ambiance de start-up. J’ai voulu apprendre avant de me lancer, faire mes erreurs là-bas en quelques sortes, ah ah !
La food m’intéressait plus que la beauté, c’était même une vraie passion. Mais à l’origine, je n’avais pas forcément d’idée précise de ce que je voulais lancer, je savais juste que je voulais le faire.

Pourquoi cette envie d’entreprendre, qu’est-ce que ça t’apporte ?
Entreprendre, c’est une quête de liberté, d’autonomie. J’avais une vision de ce que je voulais faire et je voulais le faire à ma façon.

Quel est le bon tempérament pour entreprendre selon toi ?
D’après moi, la première qualité à avoir, c’est la persévérance. Il faut s’accrocher. C’est clair qu’on ne se réveille pas tous les jours en ayant la pêche. La deuxième qualité c’est le charisme, le leadership.  Il faut pouvoir emmener des gens avec vous, savoir les inspirer les emmener quelque part, faire adhérer à son projet.

Frichti a grossi extrêmement vite. Comment fait-on pour déléguer sans craindre de perdre la main ?
On est 350 aujourd’hui alors qu’on n’a même pas 2 ans. Donc il faut forcément déléguer. Le fait est que depuis le début, mon associé et moi, on a voulu structurer les choses de manière à ne pas être indispensables. On a créé cette boîte pour qu’elle grandisse, d’abord avec nous, mais peut-être un jour sans nous. C’est quelque chose qu’on avait appris de notre première expérience chez Birchbox. Du coup, on a théorisé nos intuitions de départ pour que les équipes se les approprient. On a établi des critères objectifs. Si c’est trop subjectif, ça ne peut pas fonctionner. Il faut que ce qui a fait notre succès prenne la forme de vraies théories.

Comment as-tu réussi à insuffler ta vision à tes équipes ?
On ne construit pas son entreprise seul. Il faut emporter son équipe avec soi, leur transmettre notre motivation. Donc la culture d’entreprise est hyper importante. En start-up il y a une espèce de deal : on demande aux gens de s’investir é-nor-mé-ment, donc il faut que les gens soient heureux, qu’ils gagnent vraiment quelque chose. Les managers sont chargés de diffuser cette culture mais on a aussi embauché un « happiness manager », un garant du bonheur au travail.

 

Queen B, si tu nous écoutes ! 📸 : @marionbungert #internationalwomensday #foodporn #yummy

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Est-ce que tu as le sentiment qu’être une femme a compliqué des choses dans ton parcours ?
Honnêtement, je pense que ça n’a jamais été un obstacle. C’est vrai que je suis très contente d’être associée à un homme (qui est aussi mon compagnon). Je ne sais pas si c’est parce que c’est un homme, mais en tout cas on est complémentaire. Dans certaines démarches, pour rencontrer et convaincre des gens, il faut être très ambitieux, très sûr de soi. Ce n’était pas mon fort à titre personnel. De fait, ça correspond plutôt à un univers masculin.
Mais pour moi, c’était plutôt cool, je n’ai jamais souffert de mon genre. Je n’ai jamais eu affaire à une caste particulièrement machiste. Si ce n’est peut-être avec des hommes plus âgés, c’est vrai que j’ai pu ressentir du dédain. Mais je pense que ça va changer, que les mentalités ont déjà bien évoluées.

Et être maman ?
Alors, là-dessus, je n’ai pas encore trouvé l’équilibre, mais en même temps ma fille a 2 mois ! J’ai eu la chance de pouvoir passer 2 mois plein avec mon bébé ce qui n’est pas forcément possible pour tout le monde. Aujourd’hui, c’est vrai que notre vie se résume pas mal à travailler et à s’occuper de notre enfant. On ne fait pas grand chose à part ça. Mais à terme on compte bien sûr rééquilibrer ça. On entreprend pour être libre mais c’est aussi une certaines forme d’asservissement, c’est vrai. Mais on sait pourquoi on le fait, c’est nous qui l’avons décidé.

Question beauté : d’après toi, qu’est-ce qui rend une femme belle ?
Être heureuse, faire ce qu’elle aime. Être dans un équilibre qui lui va tant affectivement qu’intellectuellement