Le co-wash, qu’est-ce que c’est ?

Co-voiturage, co-working ou co-location… Aujourd’hui, le phénomène beauté qui fait parler de lui, c’est le co-wash. Mais ne vous y méprenez pas ! Il ne s’agit pas d’une démarche participative ou collaborative de plus. Décryptage.

Le co-wash, c’est quoi ?

Dans la tendance “no poo” (comprendre le fait de ne pas utiliser de shampooing pour se laver les cheveux), voici le co-wash. Contraction des mots « conditioner » et « wash », cette technique consiste à se laver les cheveux avec un après-shampooing. La raison ? Eviter les shampooings classiques, chargés en conservateurs et en additifs parfumés ou moussants, trop agressifs pour la fibre capillaire. Pour cela, le conditioner doit contenir des agents lavants comme des tensioactifs d’origine naturelle : lauryl glucoside, décyl glucoside, coco-glucoside… En utilisant un conditionner lavant, on a tout à y gagner : l’après-shampooing lave tout en apportant un soin à la chevelure. Résultat : une crinière de rêve !
La précaution à prendre ? Ne pas choisir des produits qui contiennent des silicones. Certes, ces molécules rendent la chevelure brillante mais elles retiennent les résidus donc ne lavent pas vraiment les cheveux.

Adopter le co-wash

Vous avez les cheveux secs, ingérables, rêches, crépus, bouclés, frisés… ? Le co-wash peut être une solution pour retrouver une chevelure disciplinée, nourrie, hydratée, à la fois maniable et douce. Un fois sur deux (il faut tout de même alterner avec un vrai shampooing nettoyant), massez une noisette d’après-shampooing (Conditioner, Sachajuan, ou Protect & Conditioner, Beauty Protector)  sur le cuir chevelu puis sur l’ensemble des longueurs. Laissez poser quelques minutes puis rincez abondamment à l’eau claire. Veillez à ce qu’il ne reste pas de produit gras sur la fibre. Finissez par un jet d’eau froide pour resserrer les écailles et gagner en brillance.
Le bon produit ? Le conditioner Hydrate-Me.Rince, Kevin Murphy, cocktail de prune de Kakadu, de microalgues et d’huile d’onagre, offre un vrai bain d’hydratation. Repaire-Me.Rince, Kevin Murphy, à base de beurre de karité et d’aloe vera, répare et protège. L’Après-shampooing Infusion Blanche, Huygens va lui nourrir, démêler et gainer le cheveu.

Qu’en pense Anthony Galifot, coiffeur, formateur, master technicien, auteur et créateur de show ?

L’expert émet un bémol. « Un conditioner est un soin qui ne lave pas. Plus qu’une tendance, le no poo est un mouvement écolo, qui troque les shampooings classiques pour des ingrédients au pH très bas, plus doux. L’idée est de se passer des moussants, sulfates et silicones. Certaines vont même jusqu’à utiliser un mélange d’eau et de bicarbonate de soude. C’est ainsi que se compose par exemple le savon de Marseille, mais c’est très corrosif. Le pH de la soude est de 14, c’est trop agressif pour le film hydrolipidique ! Ce type de produit était valable quand on se lavait une fois par semaine ou tous les 10 jours pour épurer la peau. »
Anthony Galifot invite plutôt les consommatrices à bien regarder les étiquettes. « Il existe des shampoings sans parabens, sans ammonium lauryl sulfate, sans sulfates, doux pour la peau et le film hydrolipidique. Je conseille aussi aux femmes d’espacer tout simplement les shampooings ou d’utiliser des shampooings doux avec un pH inférieur à 7 pour des shampooings quotidiens. Côté conditioner, utilisez une formule adaptée à vos cheveux, vos longueurs et votre cuir chevelu. L’acide hyaluronique va par exemple restructurer, repulper, regonfler. L’argan apporte quant à lui de la brillance, et la kératine répare la fibre. Il est important de privilégier des soins avec le moins d’ingrédients possibles. Plus il y a d’additifs, moins la molécule sera efficace. »